L’origine du fort de Vézelois

Après la guerre de 1870, la France, amputée de l’Alsace-Lorraine, perd ses défenses qui garantissaient son ancienne frontière. Les armées de la République, vaincues, exsangues et sans appui à l’étranger, ne pourraient pas tenir tête au voisin d’outre Rhin.

La nation a besoin de sécurité pour se remettre de la défaite, et devant le péril qui menace toujours, préfère s’abriter derrière une fortification, plutôt que de risquer l’affrontement en rase campagne.

Le système fortifié du général Séréde Rivières, est donc adopté, et mis en chantier en 1874. Principalement développé dans le Nord Est, vers l’Allemagne, il renforce aussi la frontière italienne et les défenses côtières. Des travaux de fortifications débutent en France sous la direction du général Séré de Rivières en 1874.

Bases de l’armée de campagne, les principaux camps retranchés de la frontière Est sont Verdun, Toul, Épinal et Belfort. La ceinture fortifiée autour de Belfort fait partie du système Séré de Rivière, qui englobe outre le fort de Vézelois, celui du Mont-Bart dans le Doubs et d’Héricourt.

La ceinture fortifiée compte 27 forts, dont cinq sont actuellement ouverts au public : Bessoncourt, Essert, Giromagny, Meroux et le Mont-Bart.

Le fort baptisé ORDENER du nom d’un général d’Empire, fut mis en chantier en 1883. Il avait pour mission la surveillance des voies ferrées de Mulhouse et de Delle, et faisait la liaison entre celui de Meroux et de Chevremont. Il resta en service jusqu’en 1994 en tant que dépôt de munitions, et de ce fait, fut déclaré zone sensible et équipé d’un réseau électrifié en 1988.