L’entrepôt des munitions

Un couloir existe autour du magasin à poudre. Il inclut les couloirs latéraux et la chambre d’éclairage de la poudrière. Cet intervalle est une zone d’assèchement (circulation d’air).

Quand il pleut, la pluie s’infiltre à travers le calcaire et peut mouiller la poudre. En général, la poudre n’est pas humide. Un dispositif draine l’eau de filtration. Des boyaux sous la poudrière (vide sanitaire) et l’espace (autour du magasin) collectent l’eau de pluie.

Pour éclairer le magasin à poudre, les soldats n’utilisent pas de torches afin d’éviter une explosion du bâtiment. Trois lampes à pétrole ou à huile éclairent le magasin. Elles sont équipées de réflecteurs et placées dans des petites fenêtres (prés de la chambre d’éclairage). Les lampes éclairent les trois allées aménagées entre les empilements des caisses ou les tonneaux de poudre.

Pour augmenter la sécurité, les lampes sont isolées de la poudrière par des vitres. Celles-ci sont souvent recouvertes par des grilles pour les protéger des projections accidentelles.

Les magasins à poudre sont de véritables « volcans ». Des règles de sécurité sont imposées.

  • Les pièces métalliques (serrures, gonds des portes…) sont en bronze pour éviter des étincelles.
  • Les soldats portent des sandales pour travailler dans la poudrière.
  • La porte de la salle principale est d’origine. Elle a trois serrures dont les clés sont différentes. Trois responsables possèdent chacun une seule clé. Cette répartition diminue le risque de vol ou de sabotage (explosion de la poudre).
  • Par mesure de précaution, les soldats ouvrent les caisses de poudre uniquement dans la pièce d’entrée à condition que la porte de la salle principale soit fermée.